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Pierre GATTAZ l’a dit, les patrons souffrent et cette souffrance peut "se transformer en colère" ! Diantre !
Ainsi, à entendre certains ténors du MEDEF et de la CGPME, la situation n’est plus tenable.
Les patrons sont en souffrance et ils vont le faire savoir, encouragés dans leur révolte en souliers vernis et à glands, par quelques médias complaisants qui étayent leurs démonstrations de micros-trottoirs et de sondages bien dans le sens du vent !
Nous connaîssons - et nous avons déjà éprouvé - leur pouvoir de nuisance médiatique, tant le discours anti-fiscal a bien pénétré les esprits ! Et nous est resservi quasiment tous les jours dans nos services...
A la lumière de cette mobilisation bien orchestrée, nous constatons aussi que, lorsque les salariès manifestent pour leurs emplois, leurs salaires, leur Sécu, etc. ils "grognent", ils poussent le bouchon un peu loin, limite s’ils ne vont pas couler l’économie mondiale.
A l’inverse, lorsque les "patrons qui souffrent" manifestent, c’est noble et tout le monde est prié de les comprendre. Les micros se tendent. C’est qu’ils prennent des risques, eux, et en plus ils sont plombés par le "coût du travail".
Dans ce contexte, nous apportons notre pavé à l’édifice et vous proposons, tout au long de cette semaine, de vous faire votre idée sur la souffrance réelle du grand patronat qui n’hésite pas, pour servir ses intérêts, à instrumentaliser le petit patronat qui, lui, peut souffrir ! L’exemple des "bonnets rouges" est encore présent dans nos têtes.
Mais pourquoi, pour qui tant de souffrances ?
Dis-nous ce que tu paies, ce que tu fais des aides et exonérations et nous te dirons qui tu es !
En plus, il est interdit de parler la bouche et les poches pleines...
Au final, de toute façon, vous le constaterez, c’est toujours le salarié, l’employé qui trinque !
Démonstrations en plusieurs épisodes.
Article publié le 2 décembre 2014.