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Maisons de Services au Public : les services publics en poste restante...

Maisons de Services au Public : les services publics en poste restante

L’expression de nos camarades du Lot confronté au sujet :

Maison Service Au Public : l’inventaire des chimères ou la Préfète au champ

Suite à notre action le 1er Février pour l’inauguration de la Maison des Services au Public dans les locaux de la Poste de Luzech, une délégation C.G.T de 6 membres représentant les services Publics du département a été reçue le 14 Février par Madame la Préfète du Lot.
En premier lieu, nous avons eu une explication de texte sur "la réalité" des M.S.A.P., réalité que nous ne connaissons évidemment pas, nous, pauvres terriens, mais qui est plus facile à appréhender depuis les limbes de la Préfecture.

Mme la Préfète nous explique que les M.S.A.P. ont pour but de rapprocher les services de l’usager, afin de lui éviter des déplacements parfois compliqués vers les centres cadurciens. L’objectif étant, pour elle, de proposer un bouquet de services à proximité (à moins de 20 minutes de leur résidence) tout en précisant que ces renseignements ne sont que de l’accueil de « premier niveau » c’est-à-dire tout à fait basique et très généraliste ayant pour but de lutter contre le « non recours » grandissant aux droits et aux soins (ah ! c’est bien de l’avouer enfin ! Quand on vous dit que cela pose problème les fermetures de structures !).
Il ne s’agit, pour elle, en aucun cas d’une substitution aux différents Services Publics spécialisés. Une réorientation vers les services compétents sera d’ailleurs conseillée pour les questions complexes ; services compétents qui se trouvent où ? A CAHORS
Au final : une borne déshumanisée, un agent formé à la va vite et en burn out au bout de 3 jours d’ouverture face à la complexité de sa tâche, un agent suppléant posé là avec 1 heure de "formation", voila le bilan des 10 premiers jours à Luzech.

15 MSAP ont déjà vu le jour dans le Lot dont 2 portées par la Poste et 13 par les Collectivités Locales avec les mêmes constats de manque de personnel et de compétence.

La Loi de Finances, cœur de notre métier, est à l’origine de tous les maux, dixit la Préfète, et c’est cette même loi qui empêche le développement des Services Publics dans le Département.

Vous suivez ? Ça agace ?
La délégation l’était également, agacée ,et, malgré tout, a argumenté point par point sur la compétence des services publics sur le département, sur la cohésion et le maillage territorial, sur ce qui fait la vie du département.
Mme la Préfète nous répond qu’un dispositif d’évaluation annuel est prévu et en définit son rôle :
1-Faire remonter les mécontentements,
2-Gérer au mieux les moyens dont on dispose.

Cela fait rêver !

En ces temps ou la Démocratie et la République sont menacées chaque jour un peu plus, la disparition de nos Services Publics ne fait que faire vaciller le socle de nos valeurs.

Non, nous ne sommes pas et ne voulons jamais devenir des citoyens de seconde zone, condamnés à vivre dans des déserts médicaux, éducatifs et administratifs !

Pour la CGT Finances Publiques, chaque usager de la DGFIP doit se voir offrir une stricte égalité de traitement et un égal accès à ses services. Les outils numériques n’ont pas vocation à supprimer l’implantation de services publics de proximité de la DGFIP, ce qui mènerait, comme pour la fermeture d’autres services publics tels que la Poste, les hôpitaux, les écoles, à une désertification et à une inégalité de traitement entre usagers.

Article publié le 8 mars 2017.


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